Un calendrier dans la tête

Deuxième de France et d’Europe par sa hauteur, le phare de Gatteville impressionne de par ses soixante-quinze mètres de haut et les onze mille blocs de granit qui le composent. Son architecte avait un calendrier dans la tête. Mis en service en 1834, l’ouvrage possède un escalier de trois cent soixante-cinq marches, cinquante-deux fenêtres et douze étages, autant de jours, semaines et mois dans une année. Prenez votre souffle. Là-haut, tout là-haut, vous serez récompensé par une vue exceptionnelle. Peint par Paul Signac, l’artiste séjourna plusieurs étés à Barfleur, le phare de Gatteville séduisit aussi Jean-Jacques Beineix. Le cinéaste y tourna une partie de son film, Diva.

Une autre histoire, vraie celle-là, se déroula au large de Gatteville-le-Phare et de Barfleur. Durant l’hiver 1120, La Blanche Nef vint se fracasser sur le rocher maudit de Quillebœuf. À son bord, toute la noblesse normande se rendait en Angleterre alors normande. Il n’y eut aucun survivant.